La bosse des maths existe-t-elle ?

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Mais où est donc la fameuse bosse des maths ? Après enquête, Côté Mômes est en mesure d’enfoncer le clou avec ceux qui osaient déjà douter : cette bosse n’est nulle part car elle n’existe pas. Bonne nouvelle pour les enfants et leurs parents qui se sentaient exclus de cette forme d’intelligence : chacun d’entre nous peut être bon en maths… Encore faut-il que la société et ses acteurs de l’éducation cessent de relayer cette protubérante croyance qui envoie des générations de gamins au tapis.Aucune étude sérieuse n’est jamais venue appuyer la théorie appelée « phrénologie » ou encore « cranioscopie » selon laquelle telle ou telle protubérance crânienne quasi visible à l’œil nu donnait la bosse des maths, de l’amitié ou encore de la délinquance… Il n’empêche, la rumeur persiste et la société toute entière y adhère. Les maths : la discipline par laquelle tous les bonheurs et tous les malheurs scolaires et sociaux arrivent. Bon en maths, tu seras médecin, vétérinaire, ingénieur, écrivain s’il te chante…

 En tout cas, tu suivras la voie royale de ceux qui ont le bon passeport pour aller où ils veulent et se faire la vie dont ils rêvent. Mauvais en maths, tu seras le SDF des grandes écoles, des élites de la Nation. Tu traîneras sur les bancs d’une fac qui ne te mènera nulle part, ton bac L en mains, autant dire rien. Malheur à celui qui confond l’aire et le périmètre, qui ne maîtrise pas l’axiome et qui se demande encore qui se cache derrière x ou y. J’en entends qui me parlent de la revalorisation des lettres, si, si, il paraît qu’à Polytechnique, ça fait mauvais genre de faire des fautes d’orthographe. Il n’empêche, à l’école, la même menace est toujours brandie : sans maths, point de salut. Si t’es zéro en fractions, aucune probabilité pour t’en sortir.

« Aïe ! J’ai intérêt à être bon alors se disent des hordes d’écoliers et de collégiens bien décidés à en découdre avec les nombres ». « Oui mais saches que les maths, c’est très compliqué, pas donné à tout le monde. T’as entendu parler de la bosse des maths, non ? Là, sur ton front… Fais voir… Eh ben non, tu l’as pas ! » Voilà comment se propage la croyance encore tenace qu’il faut absolument choisir son camp dès le plus jeune âge, que l’on ne peut pas être bon partout et qu’il y a des lignées entières de matheux, d’autres de littéraires, que c’est génétique et que c’est comme ça.

Or, je me suis laissée dire par de vrais matheux (qui parfois sont aussi très doués en lettres) que tout cela est faux, que tout le monde peut être bon en maths mais que certains profs se plaisent à laisser croire que leur spécialité est réservée à quelques élus, dont ils font partie ! Le problème, c’est que les enfants croient ce que les profs leur disent et que les parents ont parfois peur des profs. Pas si facile de remettre en cause la parole des représentants de l’institution quand on a soi-même du mal à répondre dans la seconde sans se tromper à la question : combien font 8 fois 9 ? Regardons le problème de plus près en donnant la parole à des matheux, des vrais, qui nous remettent les pendules à l’heure et tordons le cou une bonne fois pour toutes à cette maudite bosse.5463

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