Tout savoir sur l’adoption

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Après plusieurs essais bébé, des tests et des examens divers, le résultat est tombé malheureusement, il vous est impossible de concevoir un enfant ? Vous vous êtes faits à cette idée, mais l’envie de devenir parents est toujours autant pressante ainsi, vous commencez à réfléchir sérieusement à l’adoption. C’est une excellente alternative, mais avant d’adopter, voici tout ce que vous devrez savoir.

Qui sont concernés par l’adoption ?

Pour adopter un enfant, certaines conditions sont à respecter. En effet, il faut que vous ayez au moins 28 ans, et ce, que vous soyez célibataire ou marié(e). Si vous êtes marié(e), il faut que vous le soyez depuis plus de 2 ans. Si vous êtes seul, vous pourrez également faire une demande d’adoption, mais assurez-vous que votre dossier soit bien solide. Même si vous avez déjà des enfants, vous pourrez adopter, mais il faut que les services de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) vérifient que l’adoption ne va pas perturber votre vie familiale. Aussi, si vous êtes un couple homosexuel marié, vous avez le droit d’adopter un enfant, c’est effectif depuis la loi Taubira entrée en vigueur l’année 2013. Vous ne pourrez faire une demande d’adoption qu’à condition d’avoir reçu l’accord du service départemental de l’ASE. Ensuite, il faut demander l’agrément que ce soit une adoption d’un enfant d’État, d’un enfant confié à l’OAA (Organisme Autorisé pour l’Adoption) ou d’un enfant étranger. La différence d’âge entre vous et l’enfant à adopter est d’au moins 15 ans, c’est 10 ans si vous adoptez l’enfant de votre partenaire. Pour pouvoir adopté, il faut avoir des capacités matérielles et financières afin de subvenir aux besoins de l’enfant, c’est vérifier par une assistante sociale.

Les enfants qu’on peut adopter ?

En France, il y a 5 000 enfants chaque année qui sont adoptés, et plus de 74 % d’entre eux viennent de l’étranger. Seulement 700 bébés français sont adoptés par an, ce sont les enfants pour lesquels le père, la mère ou le conseil de famille a accepté à l’adoption. Ce sont les enfants remis au service de l’ASE ou à un organisme autorisé pour l’adoption. Mais ce sont également les enfants abandonnés à la naissance, les enfants trouvés, les orphelins, les enfants déclarés abandonnés par le juge et les enfants délaissés après le détachement de leurs parents depuis plus d’un an. Notons aussi les enfants des parents faisant l’objet d’un retrait total d’autorité parentale. Pour l’adoption des enfants à l’étranger, les conditions varient d’un pays à un autre.

L’adoption internationale

Pour l’adoption internationale, la première démarche est d’envoyer un courrier au Conseil Général du département pour avoir son agrément. Après une enquête sociale (assistante sociale) et psychologique (psychologue), il est obtenu environ 9 mois après la demande. Ensuite, il y a 2 options : passer par l’AFA (Agence Française de l’Adoption) ou OAA ou faire une démarche individuelle sans approcher un organisme. Mais cette dernière ne se fait que dans les pays ayant approuvé la convention de la Hay. Il est possible de s’informer auprès du SAI (Service de l’Adoption International) dépendant du ministère des Affaires étrangères. Ce dernier donne une documentation suivant le pays choisi avec la liste des organismes et des associations autorisés à l’adoption internationale. Mais il ne faut pas confondre les associations de parents et les organismes autorisés et habilités qui sont les intermédiaires pour l’adoption internationale. Ces associations de parents sont constituées d’adoptants, d’enfants à adopter et de candidats à l’adoption s’entretenant régulièrement avec les pouvoirs publics français, les organismes intermédiaires locaux, ainsi que les autorités étrangères. Ce sont seulement des aides pour les adoptants.

Le dossier d’adoption

Quand il faut faire le dossier d’adoption, 2 options sont possibles :

  • L’OAA s’occupe de la préparation du dossier, de son envoi à l’étranger et de la recherche d’enfant. Mais cet organisme fait aussi le contrôle d’opportunité sur le dossier, et il peut refuser la demande.
  • L’AFA, cet organisme public mis en place en 2006 après la réforme d’adoption de 2005, accompagne les candidats quand leur projet d’adoption est fait dans un pays où il est habilité et accrédité pour agir et que les candidats satisfont les conditions requises dans le pays d’origine et correspondent aux profils des enfants adoptables. Il s’occupe également de la transmission du dossier aux autorités en charge de l’adoption dans le pays d’origine de l’enfant. La liste sur le site de l’AFA est mise à jour de manière régulière. L’AFA collabore avec 35 pays, accompagne près de 6 300 familles et gère près de 7 800 projets d’adoption.
  • Les parents ayant opté pour l’adoption internationale sont conseillés de se rendre dans le pays d’adoption pendant la procédure. Le premier voyage concerne les formalités, le deuxième est pour les procédures judiciaires, et le dernier est le rapatriement de l’enfant.

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