Une étude menée par deux universités québécoises montre que la carrière des parents aurait une influence sur la réussite scolaire des enfants. Et elle a de quoi bousculer quelques idées reçues.
Quand on a des enfants, on a vite l’impression d’être trop absents dès qu’on s’investit dans sa carrière professionnelle… S’en suivent pour beaucoup de parents frustration et culpabilité. Qu’on se le dise : le fait de travailler, même beaucoup, a une incidence très positive sur la scolarité de nos enfants. C’est en tous cas ce que montre une étude menée par l’Université de Laval et l’Université de Montréal sur 3000 écoliers du primaire. Pour exemple : les écoliers canadiens qui réussissent mieux que la moyenne à l’école ont plus fréquemment une mère qui travaille. Et ceux qui ont le moins de problèmes de comportement sont plus susceptibles d’avoir une mère qui travaille plus de 40 heures par semaine. Ca surprend… Et les chercheurs eux-mêmes ne s’attendaient pas à ce résultat.
« On aurait cru le contraire, mais peut-être que le fait de travailler beaucoup amène les mères à faire plus d’efforts pour s’organiser, à trouver des stratégies pour compenser. Peut-être qu’elles rognent sur leurs activités personnelles pour rester présentes ou cherchent davantage à consacrer du temps de qualité aux enfants », suggère Sylvie Montreuil, ergonome et professeure au département de relations industrielles de l’Université Laval. D’autres pistes d’explications ont été suggérées : un revenu familial plutôt élevé permettrait aux enfants d’évoluer dans un environnement intellectuel plus stimulant, mais aussi des plannings de travail réguliers, bien que chargés, faciliteraient la stabilité du rythme familial.
Car c’est bien l’irrégularité qui perturbe la scolarité des enfants. En effet, la même étude révèle que les changements de cap professionnel, comme un changement de poste ou même une promotion, auraient des effets négatifs sur leur scolarité. De même, lorsque les parents sont amenés à travailler le weekend end, ou le soir, il semblerait que les enfants subissent le manque de temps passé avec eux et que ce manque ait des répercussions à l’école. Plus étonnant encore : les chercheurs ont noté que ces dégradations pouvaient s’observer jusqu’à deux ans plus tard !
Les chercheurs ont également montré que les enfants qui ont des difficultés scolaires sont deux fois plus susceptibles d’avoir un parent qui ressent souvent de la fatigue physique au travail. Ils sont aussi plus susceptibles d’avoir un parent qui travaille dans le bruit, ou qui vit fréquemment des situations de tension. « Ce que les gens subissent au travail les suit jusqu’à la maison. Ils arrivent sans doute épuisés, tendus, moins patients et moins disposés à s’occuper de leurs enfants », suppose Mme Montreuil.
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