Une étude du journal d’information médicale britanique, The Lancet, estimait récemment qu’un enfant sur trente ne serait pas celui du père officiel! De quoi mettre la puce à l’oreille des géniteurs les moins dubitatifs, d’autant plus que la vulgarisation des techniques d’identification par l’ADN permet de lever le doute pour des sommes de plus en plus modiques. Soupçon quand tu nous tiens…
En 2006, 4500 actions relatives à la filiation étaient portées devant les tribunaux. Si le nombre de dossiers de recherche ou de réfutation de parternité est sans cesse en hausse, c’est bien sur le terrain de la clandestinité que la plupart des tests trouvent une issue.
La remise en cause de la confiance en sa filiation est souvent lié à un moment critique de la vie de la famille (séparation, divorce, adultère…) Pourtant, à en croire l’essor de ce marché via internet, le test de paternité s’adresse aussi au moins nobles instincts masculins. suspition, méfiance… combien sont-ils ces pères qui, rongés par le ver du doute, ont fait réaliser en toute confidentialité l’étude ADN de leur progéniture déclarée?
« Le test de recherche en paternité ne coûte que 220 €, peut-on lire en page d’accueil d’un site qui en commercialise la pratique, avec le résultat de test ADN disponible dans les 5-7 jours ouvrables. »
Un soupçon en entrainant un aute, le même site propose des tests d’infidélités sur la base d’une étude ADN des sous-vêtements souillés de sa partenaire!! Une édifiante leçon à méditer sur l’horreur inquisitrice!
Quand les tests de recherche en paternité n’occupent pas les plus douteuses officines, c’est la justice qui en demande la pratique. Accompagnant la vulgarisation de la connaissance de l’ADN, l’investigation génétique gagne de plus en plus les prétoires.
La pension alimentaire est au coeur de ces procédures de recherche en filiation, à l’occasion d’une séparation ou pour faire reconnaitre la paternité du papa illégitime!
grand nombre de femme ont recours aux tribunaux pour obtenir l’identification et la reconnaissance juridique du père de leur enfant. Y compris contre leur gré, les pères ont un devoir d’assistance matérielle à leur descendance dans le droit français. Si rien ne peut les contraindre en matière d’éducation et de droit de visite, la justice peut les condamner à payer une pension alimentaire. Un père refusant l’expertise biologique aurait de toute façon une forte présomption de paternité au yeux du juge.
Mais les séparations peuvent être également l’objet d’une contestation des pères supposés, le plus souvent pour se soustraire au paiement d’une pension et faire apparaitre au grand jour la réalité d’une liaison antérieure.
Des soucis de vérité très largement vénaux qui font malheureusement peu de cas de l’équilibre psychologique et affectif de l’enfant.
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