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Grossesse et chimiothérapie: un espoir est né

Elle s’appelle Ysaline, elle pesait 3,7 kg en venant au monde et si sa naissance ne doit rien au hasard, la grossesse de sa maman tient du miracle… de la science.

Grossesse après une chimiothérapie: le prélèvement d’ovaire

Agée de 23 ans, rayonnante après une la césarienne qu’elle a dû subir, la jeune maman revient de très loin.
Atteinte d’une grave maladie du sang depuis sa petite enfance, Rachel Barbier s’est vue proposer en 2005 un traitement curatif à sa maladie: une greffe de moelle osseuse provenant d’un donneur compatible.

Cette greffe de moelle osseuse nécessitait une destruction des cellules de la moelle osseuse de la patiente par l’administration d’une chimiothérapie intensive. Cette chimiothérapie, hautement toxique pour les fonctions ovariennes entrainait une stérilité de la patiente.

Les équipes du Docteur Germain Agnani, du service Gynécologie Obstétrique du CHU de Besançon effectuent alors le prélèvement d’une ovaire de la patiente en vue de lui donner une chance d’avoir un enfant une fois son traitement par chimiothérapie effectué.

L’ovaire, mise en fragments sera conservée près de 3 ans dans l’azote liquide, à -196°C

L’autogreffe de tissu ovarien

Subir un traitement radiothérapique, pour une maladie cancéreuse ou non, entraine une stérilité par destruction des cellules ovariennes nécessaires à la reproduction.

Quand une patiente est jeune, en l’absence d’un conjoint, on ne peut pas recourir  à l’assistance médicale à la procréation avec congélation d’ovocytes ou d’embryons pour préserver sa fertilité. L’autoconservation du tissu ovarien est alors la seule alternative que l’équipe médicale peut proposer à la patiente pour lui permettre d’avoir, avec ses propres gamètes, un enfant qui sera génétiquement le sien.

Grossesse et chimiothérapie: une naissance pleine de promesses

En avril 2008, Rachel Barbier est guérie de sa maladie sanguine mais elle est stérile et ménopausée prématurément. Désireuse d’avoir un enfant avec son mari, elle a bénéficié d’une greffe de son tissu ovarien préalablement congelé.

Cette autogreffe a nécessité une décongélation des fragments conservés dans l’azote liquide. Fruit d’une coopération entre les CHU de Besançon et de Limoge (ou une première grossesse avait déjà été obtenue mais extra-utérine en 2008), cette première en France offre un espoir de préservation de la fertilité chez les femmes susceptibles de recevoir un traitement stérilisant.

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