Du 16 au 18 Novembre se tient à Rome le sommet des Nations Unies sur la sécurité alimentaire (FAO : food and agriculture organization). A cette occasion, médecins sans frontières (MSF) publie un rapport démontrant que les ressources destinées à réduire la malnutrition infantile sont inadaptées. En effet, sur les 9 milliards de dollars dépensés aux programmes alimentaires dans le monde, moins de 2% sont utilisés pour des programmes de traitement de la malnutrition infantile.
C’est la cinquième fois en treize ans, que les leaders de la planète se rassemblent afin de réfléchir sur les moyens d’éliminer la faim dans le monde.
De véritables enjeux pèsent sur ces réunions jusqu’à lors très peu efficaces. Alors que la malnutrition infantile bat des records et frappe désormais plus d’un milliard de personnes, comment allons-nous nourrir une population mondiale qui augmentera d’un tiers d’ici à 2050 pour atteindre 9,1 milliards d’êtres humains?
Faut-il instituer des règles pour empêcher les pays riches de faire une razzia sur les bonnes terres dans les pays pauvres ? Autant de questions auxquelles devront réfléchir la cinquantaine de représentants d’Etats présents à ce sommet, financé par l’Arabie Saoudite.
Dans son rapport, MSF met l’accent sur la faiblesse des financements consacrés à la malnutrition infantile. En effet, les membres de l’ONG déplorent une « déconsidération » de ces enfants qui souffrent de la faim. « Dans les pays occidentaux, on ne cesse de mettre en avant l’importance de la diversification alimentaire des enfants, ça devrait être le cas partout dans le monde, les besoins d’un enfant sont les mêmes partout » affirme XX porte parole de MSF.
MSF a notamment scrupuleusement analysé les données de la Commission européenne, de la banque mondiale, de la fondation Gates ainsi que de l’OCDE et d’UNITAID pour étudier les financements des principaux bailleurs de fonds. Ainsi donc, il en ressort que 9 milliards de dollars sont consacrés à l’aide alimentaire de développement ou à l’aide alimentaire d’urgence. Mais que sur l’ensemble de ces ressources, seuls 2% sont réservés à des interventions visant à combattre la malnutrition infantile. « Au final, les enfants de moins de 5 ans, les premiers touchés par la malnutrition, reçoivent une alimentation inappropriée qui ne contient pas les nutriments essentiels dont ils ont besoin», explique Stéphane Doyon, responsable de la nutrition pour MSF et co-auteur du rapport.
Selon eux, l’utilisation de certains financements pourrait être largement optimisée. En ce qui concerne notamment la politique gouvernementale des États-Unis qui consiste à envoyer à l’étranger une aide alimentaire en nature, ce qui, selon les estimations, a coûté 600 millions de dollars de plus que si les denrées alimentaires avaient été achetées sur place. « Aujourd’hui, les gouvernements pourraient améliorer l’aide alimentaire en utilisant des produits plus innovants et plus chers mais présentant un apport nutritionnel adapté aux jeunes enfants » affirment les membres de MSF. « Lors du Sommet mondial de l’alimentation, les participants vont prendre des mesures pour stimuler la production alimentaire locale. Ce serait une erreur colossale qu’elles ne s’accompagnent pas d’un engagement à améliorer et intensifier les programmes nutritionnels », déclare Stéphane Doyon.
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