Commercialisé depuis 2006, le vaccin HPV (human papillomavirus) a reçu un accueil mitigé. Seule une adolescente de 15 ans sur quatre a reçu les doses recommandées.
Selon le Haut conseil de la santé publique, le vaccin n’est pas assez sollicité chez les jeunes filles. Alors qu’au Royaume Uni, par exemple, 80 % des adolescentes de 15 ans y ont eu recours, en France, elles ne sont que 30%. Des chiffres inquiétants, puisque le vaccin HPV est la seule protection préventive contre le virus. Or le papillomavirus peut aboutir à des lésions précancéreuses, mais aussi à des grossesses à risque s’il est traité chirurgicalement …
Les détracteurs de la vaccination brandissent l’argument du manque de recul. Selon eux, quatre ans seulement, ce n’est pas suffisamment long pour mesurer les risques à long terme du vaccin. Pourtant, plusieurs études, à l’échelle internationale, ont pu prouver son efficacité sur la santé des femmes. En pratique, il s’agit d’une solution de prévention précieuse, non seulement pour limiter les risques de cancer du col de l’utérus, mais aussi pour garantir aux jeunes femmes de pouvoir, le moment venu, devenir mères dans les meilleures conditions.
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