La ministre de la santé Marisol Touraine annonce que désormais, le don d’ovocytes et de spermatozoïdes sera ouvert aux donneurs sans enfant. De cette manière elle souhaite apporter une solution au manque de donneurs en France. La mesure prend effet le 8 janvier par un arrêté publié au journal officiel.
Jusqu’à présent, seuls les individus ayant déjà eu au moins un enfant avaient la possibilité de faire un don de gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes). C’est en raison d’un trop faible nombre de donneurs que la ministre de la santé Marisol Touraine, a décidé d’élargir cette possibilité à tous les adultes en bonne santé, même ceux n’ayant pas eu d’enfants. Ainsi toutes les femmes âgées de 18 à 37 ans pourront faire don de leurs ovocytes, de même que tous les hommes âgés de 18 à 45 ans pourront faire don de leurs spermatozoïdes.
Le but est donc d’augmenter le nombre de donneurs, et surtout de donneuses, ainsi que d’abaisser l’âge moyen de celles-ci qui est actuellement aux alentours de 32 ans. Un entretien avec un psychologue sera obligatoire avant le don pour les donneurs sans enfants afin d’éliminer tout risque de pressions subies par les personnes.
Il est clair qu’il est plus difficile de trouver des donneuses que des donneurs car le don d’ovocyte est un acte mal connu et très peu répandu. Cependant la ministre assure que « donner ses ovocytes, alors qu’on n’a pas eu d’enfants, n’altère pas sa propre fertilité. »
Actuellement la pénurie de donneurs entraine des temps d’attente pouvant aller jusqu’à 4 ans pour les couples infertiles.
| A savoir : comment se passe le don d’ovocytes ? |
| Après avoir été informée et suivie par un psychologue ou un psychiatre, la donneuse passe à la partie pratique qui commence par une stimulation des ovaires. Celle-ci dure 10 à 12 jours et consiste à recevoir une injection sous cutanées quotidienne permettant à plusieurs ovocytes d’aboutir à maturation. Tout au long de la stimulation, des prises de sang et/ou des échographies ovariennes afin de s’assurer de la bonne réponse au traitement. Vient ensuite l’étape du prélèvement, 35 à 36 jours après la dernière injection. Le prélèvement se fait par voie vaginale, sous antidouleur ou anesthésie. Sous contrôle médical, le don n’altère en rien la fertilité de la donneuse. |
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