Rentrée scolaire: une rentrée sans stress

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Chaque année, c’est la même histoire : on stresse à l’idée de reprendre les bancs de l’école… et du bureau. La rentrée, on s’en fait une montagne. Pourtant, l’expérience nous prouve que l’on y survit à tous les coups ! Pour les plus angoissés, petits ou grands, un peu d’organisation et de bon sens suffisent bien souvent à passer le cap sans encombre. Quelques réflexes simples pour un septembre léger.

La rentrée n’a jamais tué personne !

Pourquoi cette même angoisse à chaque nouvelle rentrée ? Parce que, nous disent les spécialistes, nous nous retrouvons devant la peur de l’inconnu. Nouveaux enseignants, nouvel établissement, déménagement, autant de raisons de paniquer. Soit. Alors pourquoi paniquons-nous aussi quand aucune de ces circonstances ne sont d’actualité ?

 Parce que derrière les faits objectifs, ce sont surtout nos propres démons qu’il nous faut apprendre à chasser. Car nous avons tous, plus ou moins, tendance à nous fixer des objectifs et des exigences parfois créateurs d’angoisses. Et tout se passe comme si de la rentrée et d’elle seule (voire du jour J de la rentrée) dépendait le déroulement de toute une année.

 Et si l’on transformait les bonnes résolutions en séances de relaxation et les exigences de réussite en simple bon sens ? Nos enfants comme nous-mêmes aurions beaucoup à y gagner.

 Et surtout, ne perdons pas de vue que les enfants n’ont pas les mêmes armes que nous pour gérer leur stress et qu’ils se développent par imitation… Ce qui veut dire que plus nous serons zen, plus ils le seront aussi. Et qu’ils ont besoin de notre sang froid pour garder le leur !

Préparez-vous avant la rentrée

Rien ne sert de courir… Vous connaissez la suite ! Plutôt que de vous acquitter au dernier moment de l’achat des fournitures scolaires, faites-les en juillet, moment où l’on vous a sans doute déjà remis l’essentiel des fournitures à acheter pour la rentrée.

 La plupart des grandes surfaces sont déjà très équipées, les libraires aussi, qui ont fait leurs commandes en fonction des listes des écoles les plus proches. Vous y prendre à l’avance vous permettra de garder de la marge et de l’énergie pour les achats de dernière minute qui, eux, ne sont pas prévisibles et ne manqueront pourtant pas d’arriver.

Au fait : évitez d’y aller avec les bambins qui vous compliqueront la tâche en vous demandant le classeur Harry Potter ou la trousse Spiderman qu’évidemment vous paierez plus cher… Avec trois enfants à la maison, le budget s’en ressent.

 Et puis vous éviterez de culpabiliser en leur refusant ce plaisir ! Même chose pour la « panoplie de rentrée » des bambins : dans la mesure du possible, n’attendez pas le premier samedi de septembre pour leur acheter… des chaussures. Un achat plutôt sympa qui ces jours-là tourne au cauchemar. Alors, l’indispensable paire de baskets, on l’achète un peu avant !

Habituez les enfants aux horaires de rentrée

C’est vrai. Pendant les vacances, on se couche plus tard, on se lève plus tard. Pour éviter le choc horaire de la rentrée, habituez vos enfants en douceur, quelques jours avant la rentrée, à reprendre un rythme de sommeil plus sain, en sachant qu’ils ont chacun leurs besoins propres.

Comment savoir de combien de temps de sommeil Jules ou Julie a besoin ? Comptez son nombre d’heures de sommeil pendant les vacances, quand il se réveille spontanément, et essayez d’appliquer la même chose toute l’année.

Ce qui veut dire que s’il dort de 22 heures à 8 heures pendant les vacances, il devra se coucher idéalement à 21 heures dans l’année pour avoir, à 7 heures, les dix heures de sommeil dont il a besoin. Pas toujours facile à appliquer mais on peut s’en rapprocher.

Ne projetez pas vos rentrées sur les siennes

Vous avez été traumatisé par un enseignant qui vous traitait de nul ? Votre père vous tapait sur les doigts à la moindre note en dessous de la moyenne ?

 Votre histoire vous appartient et ne doit en rien nourrir les angoisses de vos bouts de choux concernant l’école. Ils auront sans doute une maîtresse charmante et vous, contrairement à votre père, vous avez compris que l’école n’est pas un terrain de compétition et que la vraie réussite de vos enfants sera leur épanouissement dans le plaisir d’apprendre.

 

À la rentrée, soyez rassurant, pas grandiloquent

Contrairement à ce que font beaucoup de parents et de grands parents, des mois à l’avance, n’en rajoutez pas des tonnes alors qu’à ce moment là il pense à autre chose avec des propos tels que « tu vas voir, l’école, c’est génial » (il ne vous croirait pas), « Tu es grand maintenant, tu vas aller à l’école » (il peut se dire qu’il ne sera pas à la hauteur).

Trop en parler et aller au devant d’angoisses qu’il n’a peut-être pas, ou si peu, ne peut que le conforter dans l’idée que ce sera très dur ! En revanche, quand il exprime sa peur, rassurez-le, dites-lui que vous le comprenez, que vous-mêmes êtes passé par là et que, quoi qu’il arrive, vous serez toujours là pour le prendre dans vos bras.

 Si vraiment l’idée de la rentrée tourne en phobie et que le stress est manifeste (agitation, pleurs, cauchemars, repli sur soi ou au contraire violence, perte d’appétit ou sommeil difficile), n’hésitez pas à consulter. Une seule petite fois peut déjà faire du bien car votre enfant angoissé verra que vous tenez compte de ses peurs.

Il entre en maternelle

Contrairement aux idées reçues, tous les enfants ne pleurent pas le premier jour d’école. Loin s’en faut. Alors, pas d’anticipation négative, vous verrez bien sur place.

En revanche, il se peut qu’il pleure le deuxième jour (eh oui, maintenant, il sait !) mais pas de panique : à trois ans, on se fait vite des amis et tout rentre dans l’ordre très vite. Et puis dites-vous que les enseignants des petites classes sont très rodés à ce type de situations. Maintenez le dialogue avec votre enfant et son enseignant, encouragez ses efforts et tout ira bien.

Il entre au CP

Cette année, la grosse différence avec les précédentes, ce sont les devoirs. Des devoirs qui restent simples et se basent sur des acquisitions faites en classe. Ne vous substituez pas à l’enseignant en exigeant plus que lui-même ne le ferait. S’il n’a pas tout compris, ce n’est pas grave.

Il est des déclics qui prennent plus de temps que d’autres. Et s’il ne sait pas lire à Noël, cela ne laisse en rien présager de sa nullité future en français.

Là encore, pas de substitution ; soyez en appui s’il le faut (tous les enfants ne font pas preuve de la même autonomie), aidez-le à raisonner mais ne faites pas les devoirs à sa place et n’essayez pas de lui inculquer une autre méthode que celle qu’il a apprise en classe, même si elle vous paraît plus simple ou plus logique. Il risquerait ne plus savoir à quel saint se vouer !

Lire également notre article sur la RENTREE AU CP.

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