Être père aujourd’hui

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Entre le papa qui porte bébé avec l’échappe de portage de maman et Lino Ventura, c’est peu dire que le modèle masculin a sensiblement évolué en moins de 50 ans. L’homme moderne cherche sa place. Au travail, dans le couple et dans la parentalité… entre modèles ancestraux et modernité, pas toujours facile de s’y retrouver…

Au cours des cinquante dernières années, les structures familiales ont évolué. Les hommes comme les femmes ont des attitudes de genre moins marquées. Les mamans travaillent et les pères s’occupent davantage de leurs enfants et ne ressemblent plus à ceux d’hier. Ces chefs de famille souvent absents qui rentraient tard, ces pères autoritaires qui disaient toujours non.

De plus en plus, ils gambadent avec la poussette trois roues, portent fièrement leur bébé en kangourou, jouent avec leurs petits et les promènent au parc, assurent la tête haute changes et soins au quotidien. Même si, le temps qu’ils consacrent à leur progéniture ne représente que onze minutes en moyenne par jour, contre 38 minutes pour leur compagne. Un chiffre en progression toutefois, puisqu’il était de huit minutes en 1975.

Mais les mères sont-elles prêtes à lâcher du terrain ? Comment la société a revisité le rôle du père, quelles sont toutes les mesures mises en place pour les aider ? Et si, après tout élever un enfant était une belle et grande aventure à deux. Force est de constater que cette condition nouvelle du père est en pleine révolution et en constante évolution, notamment à l’épreuve de la séparartion du couple. Et pourtant, attendre un enfant au masculin n’est pas aussi aisé que l’on pourrait le croire.

L’interview

Être père aujourd’hui ? Vaste question…… Avec Jean Le Camus*, professeur honoraire de psychologie à l’université de Toulouse II, spécialiste de la cause des pères, zoom sur ce « métier » qui ne s’apprend pas.

Qu’entendez-vous par paternité positive ?

L’image de l’homme qui fixe des lois, ordonne et contrôle n’est plus recevable aujourd’hui. Le père est celui qui fixe des limites, et des repères, indispensables mais toujours dans l’intérêt de l’enfant. Il lui reconnaît désormais des pouvoirs, des droits et pas seulement des devoirs. En somme le père d’aujourd’hui dynamise, autorise, ouvre l’enfant au monde. Il se comporte dans une logique d’entraîneur, à la fois exigeant et bienveillant qui l’encourage à aller de l’avant. Et comme le dit si justement Lionel Duroy : « Le père n’est pas celui qui est au-dessus, mais en avant ». À mes yeux, c’est cette image qui s’impose et renouvelle les stéréotypes du père fouettard et du papa poule.

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